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S’il n’est plus nécessaire de démontrer l’utilité de l’Employee Advocacy, la question de son efficacité sur le long terme fait encore débat.

Quand un programme réussit, nombreux sont ceux qui s’essoufflent au bout de quelques mois faute de combattants. Et en effet, j’ai constaté à plusieurs reprises que les raisons de cet insuccès étaient bien souvent programmées comme un compte-à-rebours dès le lancement de l’opération. Voici quelques signes qui ne trompent pas :

Le contenu

A l’heure du borecore où un oeuf frais bat des records d’engagement (plus de 53 millions de likes), on découvre que le contenu n’est plus totalement roi. Bien sûr, il est essentiel mais, puisque l’information est désormais PARTOUT, pousser un contenu seul ne suffit plus à créer de l’engagement et fédérer une communauté. C’est ainsi. Le sentiment de participer à une oeuvre communautaire (et pas simplement à un dispositif marketing de plus) prime aujourd’hui sur le contenu, quel que soit sa qualité… et sa fraîcheur ;D

L’exemplarité

Proposer un dispositif qui valorise les comportements vertueux de ses collaborateurs au coeur des réseaux sociaux et, a priori, ne repose que sur l’enthousiasme et le volontarisme de ces derniers aura évidemment plus d’impact si l’entreprise commence par montrer l’exemple. Comment ?

En utilisant elle-même les réseaux sociaux pour publier des contenus moins formatés, instutitionnels et autopromotionnels et en privilégiant des contenus qui s’inscrivent dans un esprit social-friendly (transparence, partage, échanges informels). Bref, en évitant le « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

L’animation de votre programme d’Employee Advocacy

Faire vivre une expérience aussi ambitieuse nécessite une mobilisation sur la durée de plusieurs ressources au sein de l’entreprise : sponsor, community manager, content curator, modérateur, influenceurs internes ainsi que des managers. L’implication de ces derniers est essentielle. Elle permet à une expérience organisée principalement autour d’une plateforme numérique – donc technique et virtuelle – de créer régulièrement des rendez-vous, bien physiques ceux-là, avec les participants. C’est là que seront partagées les bonnes pratiques, les questions et les idées qui serviront à faire évoluer et durer le programme. C’est aussi à ce prix que se gagne l’engagement de notre communauté.

En guise de grain à moudre, 3 questions qui vous aideront à faire le point pour mettre (ou remettre) votre programme d’Employee Advocacy sur de bons rails :

01 • Quelle expérience allez-vous faire vivre à la communauté de vos collaborateurs-ambassadeurs ?

A quoi leur sert-elle, leur est-elle vraiment utile ? Et pour quelles raisons ?

02 • Quelles mécaniques de viralisation avez-vous pensé à mettre en oeuvre pour booster la diffusion de vos contenus et éviter l’effet « soufflé » ?

03 • Pour mobiliser vos participants sur la durée, et booster l’utilisation de votre plateforme d’EA, avez vous prévu un programme d’animation récurrent de vos collaborateurs (formations, bilans et workshops trimestriels) qui implique notamment votre top et middle management ?

Voilà : le compte à rebours vers le succès de votre programme d’EA est bien lancé !

Mickael Guillois
https://www.linkedin.com/in/mickaelguillois/


Pour découvrir l’avis d’autres experts sur la notion d’Employee Advocacy, n’hésitez pas à vous balader sur notre blog. Nous vous proposons quelques lectures complémentaires :

○ Alexandre Durain expliquait par exemple la différence entre collaborateurs ambassadeurs ou influenceurs.

○ Caroline Lavaret s’interroge aussi sur l’Employee Advocacy : est-ce une mode managériale ou une véritable stratégie digitale ?

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